| Retour page Archives | Retour page d'accueil |
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Infos juin 2004
24 juin |Le Chef de l'Etat, Amadou Toumani TOURE en visite à Ménaka

La cité de l'Azaouad vit véritablement un moment particulier.

L'insécurité était telle dans la cité de l'Azaouad que de nombreux habitants, l'administration et les organismes de développement s'étaient retirés.

Ménaka à 325 km à l'est de Gao, il est 14h25 ce jeudi 24 juin. La place publique est noire de monde. Les groupes d'animation rivalisent d'ardeur. Les responsables politiques et administratifs locaux ont pris place sous la tribune. La voiture du président de la République vient de s'immobiliser. Clameur de la foule, longue ovation. Tout le monde scande les initiales du chef de l'Etat. Amadou Toumani Touré répond aux salutations et fait un tour de la place, préside la montée des couleurs par les pionniers avant de s'installer à la tribune officielle.La cité de l'Azaouad vit véritablement un moment particulier. Accompagné d'une forte délégation comprenant notamment le ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le colonel Sadio Gassama, le gouverneur de la région de Gao, le colonel Amadou Baba Touré et l'ambassadeur des Pays-Bas au Mali, Harry Buikema, le chef de l'Etat est venu présider la cérémonie d'inauguration du camp des méharistes et de la brigade de gendarmerie de Ménaka dont la réalisation a été financée par les Pays Bas.Chef lieu d'une commune de 21.805 km2 et comptant une population de 37.100 habitants, Ménaka, une des principales cités de l'Azaouad revient de loin. Après les attaques subies lors de la rébellion qui a secoué le nord du pays il y a une douzaine d'années, Ménaka n'était pas loin de tomber en ruine.ATT, lui même, constate que la ville a beaucoup changé depuis son précédent passage. L'insécurité était telle que de nombreux habitants, des représentants de l'administration et des organismes de développement, avaient dû se replier.Progressivement, la paix est revenue. L'État a marqué sa présence. Et la coopération néerlandaise à travers la SNV s'est installée pour aider la population. Il fallait assurer la sécurité avant de pouvoir parler de développement. C'est dans cette optique que les Pays-Bas ont accepté de financer la construction du camp des Méharistes et la brigade de la gendarmerie.Des préoccupations parfaitement maîtrisées. Dans son mot de bienvenue au président Touré, le maire de la commune de Ménaka, Mossis Bocoum s'est félicité de la réalisation de ces infrastructures qui ajoutent à la sécurité dans la commune. Il a toutefois saisi l'occasion pour rappeler les préoccupations locales comme les problèmes de routes, de téléphone, d'électrification. Ménaka aspire également à la construction d'un lycée, d'un hôpital et au surcreusement de sa mare.Le chef de l'Etat a assuré avoir pris bonne note de toutes ces préoccupations qui, du reste, ne tarderont pas à connaître un début de solution. La route Gao-Ansongo-frontière du Niger sera lancée à la fin de l'hivernage, a-t-il précisé, en ajoutant que Ménaka serait certainement concerné dans le projet à venir. Cette route permettra de désenclaver une bonne partie de la zone.Vis-à-vis du téléphone et de l'électricité, le président de la République s'est engagé à appuyer les aspirations de Ménaka auprès des opérateurs. Il a aussi invité le département de l'éducation à aider à fixer les jeunes de la ville qui étudient dans le secondaire. Le projet d'hôpital, a-t-il expliqué, a été freiné par des contingences extérieures sur lesquelles nous n'avions pas prise mais l'Etat y veille et Ménaka aura bientôt son hôpital, a-t-il promis.En attendant, Amadou Toumani Touré a fait quelques gestes en direction des femmes et des jeunes. Il a offert 20 millions de Fcfa aux associations de femmes pour les aider à s'équiper et promouvoir leur artisanat. Il a également remis 10 millions Fcfa au préfet pour aménager le terrain des sports des jeunes. Enfin, le cabinet de la présidence a offert des ballons à la jeunesse de Ménaka.Après cette cérémonie, Amadou Toumani Touré a procédé à la coupure du ruban symbolique du camp des Méharistes. D'un coût total de 600 millions de Fcfa, ce camp comprend 3 logements pour officiers, 2 logements pour sous-officiers, un bureau, un poste de contrôle, une infirmerie, une clinique vétérinaire et une salle dortoir pour célibataires.L'ambassadeur des Pays Bas au Mali a justifié le financement de ce projet dénommé "Ménaka, sécurité d'abord" par la nécessité de contribuer à l'instauration d'une paix durable dans le Nord Mali avant d'entreprendre toute action de développement.Aujourd'hui à Ménaka, la paix est bien ancrée et des actions d'investissement conjugués aux effets de quelques bonnes saisons des pluies ont permis la reprise de l'activité économique locale.En dotant les Méharistes de telles infrastructures, c'est la sécurité autour de la ville qui est renforcée. Après le camp méhariste, ATT a coupé le ruban symbolique de la brigade de gendarmerie qui a coûté 75 millions de Fcfa.Après ces inaugurations, le chef de l'Etat a visité le camp militaire de Ménaka où il a relevé les mauvaises conditions de vie et de travail des soldats. Il a pris note des besoins avant de rendre une visite de courtoisie aux notabilités de la ville.

A. LAM (essor quotidien gouvernemental www.essor.gov.net.ml)