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La cité de l'Azaouad vit véritablement un moment
particulier.
L'insécurité était telle dans la cité
de l'Azaouad que de nombreux habitants, l'administration et les
organismes de développement s'étaient retirés.
Ménaka à 325 km à l'est de Gao, il est 14h25
ce jeudi 24 juin. La place publique est noire de monde. Les groupes
d'animation rivalisent d'ardeur. Les responsables politiques et
administratifs locaux ont pris place sous la tribune. La voiture
du président de la République vient de s'immobiliser.
Clameur de la foule, longue ovation. Tout le monde scande les initiales
du chef de l'Etat. Amadou Toumani Touré répond aux
salutations et fait un tour de la place, préside la montée
des couleurs par les pionniers avant de s'installer à la
tribune officielle.La cité de l'Azaouad vit véritablement
un moment particulier. Accompagné d'une forte délégation
comprenant notamment le ministre de l'Administration territoriale
et des Collectivités locales, le général Kafougouna
Koné, le ministre de la Sécurité intérieure
et de la Protection civile, le colonel Sadio Gassama, le gouverneur
de la région de Gao, le colonel Amadou Baba Touré
et l'ambassadeur des Pays-Bas au Mali, Harry Buikema, le chef de
l'Etat est venu présider la cérémonie d'inauguration
du camp des méharistes et de la brigade de gendarmerie de
Ménaka dont la réalisation a été financée
par les Pays Bas.Chef lieu d'une commune de 21.805 km2 et comptant
une population de 37.100 habitants, Ménaka, une des principales
cités de l'Azaouad revient de loin. Après les attaques
subies lors de la rébellion qui a secoué le nord du
pays il y a une douzaine d'années, Ménaka n'était
pas loin de tomber en ruine.ATT, lui même, constate que la
ville a beaucoup changé depuis son précédent
passage. L'insécurité était telle que de nombreux
habitants, des représentants de l'administration et des organismes
de développement, avaient dû se replier.Progressivement,
la paix est revenue. L'État a marqué sa présence.
Et la coopération néerlandaise à travers la
SNV s'est installée pour aider la population. Il fallait
assurer la sécurité avant de pouvoir parler de développement.
C'est dans cette optique que les Pays-Bas ont accepté de
financer la construction du camp des Méharistes et la brigade
de la gendarmerie.Des préoccupations parfaitement maîtrisées.
Dans son mot de bienvenue au président Touré, le maire
de la commune de Ménaka, Mossis Bocoum s'est félicité
de la réalisation de ces infrastructures qui ajoutent à
la sécurité dans la commune. Il a toutefois saisi
l'occasion pour rappeler les préoccupations locales comme
les problèmes de routes, de téléphone, d'électrification.
Ménaka aspire également à la construction d'un
lycée, d'un hôpital et au surcreusement de sa mare.Le
chef de l'Etat a assuré avoir pris bonne note de toutes ces
préoccupations qui, du reste, ne tarderont pas à connaître
un début de solution. La route Gao-Ansongo-frontière
du Niger sera lancée à la fin de l'hivernage, a-t-il
précisé, en ajoutant que Ménaka serait certainement
concerné dans le projet à venir. Cette route permettra
de désenclaver une bonne partie de la zone.Vis-à-vis
du téléphone et de l'électricité, le
président de la République s'est engagé à
appuyer les aspirations de Ménaka auprès des opérateurs.
Il a aussi invité le département de l'éducation
à aider à fixer les jeunes de la ville qui étudient
dans le secondaire. Le projet d'hôpital, a-t-il expliqué,
a été freiné par des contingences extérieures
sur lesquelles nous n'avions pas prise mais l'Etat y veille et Ménaka
aura bientôt son hôpital, a-t-il promis.En attendant,
Amadou Toumani Touré a fait quelques gestes en direction
des femmes et des jeunes. Il a offert 20 millions de Fcfa aux associations
de femmes pour les aider à s'équiper et promouvoir
leur artisanat. Il a également remis 10 millions Fcfa au
préfet pour aménager le terrain des sports des jeunes.
Enfin, le cabinet de la présidence a offert des ballons à
la jeunesse de Ménaka.Après cette cérémonie,
Amadou Toumani Touré a procédé à la
coupure du ruban symbolique du camp des Méharistes. D'un
coût total de 600 millions de Fcfa, ce camp comprend 3 logements
pour officiers, 2 logements pour sous-officiers, un bureau, un poste
de contrôle, une infirmerie, une clinique vétérinaire
et une salle dortoir pour célibataires.L'ambassadeur des
Pays Bas au Mali a justifié le financement de ce projet dénommé
"Ménaka, sécurité d'abord" par la
nécessité de contribuer à l'instauration d'une
paix durable dans le Nord Mali avant d'entreprendre toute action
de développement.Aujourd'hui à Ménaka, la paix
est bien ancrée et des actions d'investissement conjugués
aux effets de quelques bonnes saisons des pluies ont permis la reprise
de l'activité économique locale.En dotant les Méharistes
de telles infrastructures, c'est la sécurité autour
de la ville qui est renforcée. Après le camp méhariste,
ATT a coupé le ruban symbolique de la brigade de gendarmerie
qui a coûté 75 millions de Fcfa.Après ces inaugurations,
le chef de l'Etat a visité le camp militaire de Ménaka
où il a relevé les mauvaises conditions de vie et
de travail des soldats. Il a pris note des besoins avant de rendre
une visite de courtoisie aux notabilités de la ville.
A. LAM (essor quotidien gouvernemental www.essor.gov.net.ml)
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